La pluie avec l'odeur de la terre mouillée,
Par la fenêtre ouverte au soir sur le printemps ;
Toi qui vient de partir… Et voici l'ancien temps
Qui se réveille en moi comme une âme oubliée.
La pluie a détrempé, ce soir, tous les jardins
Romantiques qu'aimait ma belle adolescence,
Et j'abreuve ma soif à cette renaissance
Qui brave le présent aux pouvoirs anodins.
Ma bouche où tremble encor ta caresse trop brève
Te regrette, et je geins avec des membres las.
Malgré tout, pour un soir, je ressemble à mon rêve…
— Regretter un baiser, c'est le meilleur, hélas !