Ancestrale où les nuits d'Orient sont encloses,
Où brûlent des fastes romains,
Où toute amour coucha ses poses,
Chair féminine, ô nue, ô rose !
Douce tentation des bouches et des mains,
Chair féminine, ô nue, ô rose,
O jeunesse sans lendemains,
Rouge, blanche, soufrée ou mate !
Toi qui nous tends toujours ta ronde joue en fleur,
Rouge, blanche, soufrée ou mate,
Et nous griffes comme une chatte,
Sœur de notre bel âge et de notre bonheur !
Encens de nos plaisirs, cassolette fugace,
Sœur de notre bel âge et de notre bonheur,
Dans tes bouquets mouillés enfouir notre face,
Et doucement dormir d'avoir bu ton odeur !…