Le merle qui chantait pour nous comme une source,
Oh ! comme nous buvions sa voix !
Malgré nos grands chapeaux de dames, quelle course
Faunesque nous rêvions dans cette herbe et ce bois !
Il chantait le plaisir candide et fou de vivre,
Cet oiseau grisé de printemps.
Que n'obéîmes-nous à ses refrains tentants,
Puisque notre regard, sans nul doute, était ivre ?
— Quand, l'herbe devient haute et qu'il fait beau dehors
Comme nous sentons, nous, les femmes,
Que nous avons bien moins de songes dans nos âmes
Que d'instincts vagabonds et joyeux dans nos corps !…