Skip to content
1910

RIRE

Lucie DELARUE-MARDRUS

Le merle qui chantait pour nous comme une source, Oh ! comme nous buvions sa voix ! Malgré nos grands chapeaux de dames, quelle course Faunesque nous rêvions dans cette herbe et ce bois !

Il chantait le plaisir candide et fou de vivre, Cet oiseau grisé de printemps. Que n'obéîmes-nous à ses refrains tentants, Puisque notre regard, sans nul doute, était ivre ?

— Quand, l'herbe devient haute et qu'il fait beau dehors Comme nous sentons, nous, les femmes, Que nous avons bien moins de songes dans nos âmes Que d'instincts vagabonds et joyeux dans nos corps !…

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
RIRE · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove