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1908

RÊVANT D’ALGER

Lucie DELARUE-MARDRUS

Rêvant d’Alger passée au bord du flot assise, A sa foule pareille au plus pur-bas relief, Une douleur s’abat sur mon âme pensive ; Car, n’ayant point l’orgueil qu’elle soit notre fief,

Je regrette à mourir le grand profil vétuste Qu’elle devait sculpter sur le bleu de son port. Jadis, et dont le souvenir lui-même est mort, — Et cette voix qui dit toujours : « Ce n’est pas juste… »

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