Skip to content
1905

PRÉSAGE

Lucie DELARUE-MARDRUS

Dans l'été rembruni du finissant mois d'août, L'automne déjà flotte avec un peu de brume, Et, dès aujourd'hui, mêle à l'impérial goût Des roses, son austère et dolente amertume…

Reviens-nous une fois encor, belle saison, Seule saison des inconsolables natures ! Tu berceras tragiquement sur l'horizon Ton agonie en flamme et tes noires ramures,

Et nous irons asseoir notre grave bonheur Dans le soleil taché d'ombre où tu nous accueilles, Pour entendre tomber au fond de notre cœur La mort blonde, dansante et douce de tes feuilles.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
PRÉSAGE · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove