Je sens mon âme, où sont les rêves et les rimes
La douceur séraphique et le réel amer,
Aussi riche que les abîmes
Incalculables de la mer.
Aux prises toute seul avec une telle âme
Que je ne connais pas moi-même jusqu'au fond,
Devinez-vous ce que me font
Vos ricanements, vôtre blâme ?
Vos coups, si durs qu'ils soient, ne portent pas sur moi,
Est-ce que je connais la figure publique
Qui va suscitant votre émoi,
Déchaînant votre haine oblique ?
Moi, c'est de l'inconnu que l'on ne touche pas,
C'est de la solitude intime et continue…
A moi le vent, les flots, la nue.
Mais non point ce qui vient d'en bas !