Vivantes roses de bel âge
Qui hantez la maison du clair de vos visages,
Du roux occidental de vos rudes toisons
Où toujours fait sa roue une fleur de saison ;
Vous, croupes de sirènes ;
Vous, majestés que suit l'arrogance des traînes ;
Vous, idoles, avec les étoiles fugaces
Des colliers de vos cous, de l'or de vos oreilles ;Des colliers de vos cous, de l'or de vos oreilles ;
Vous fards, fraîcheurs d'emprunt sur la fraîcheur des faces
Où sous vos sourcils longs d'allongent vos prunelles,
O princesses, ô demoiselles !
Songez-vous que, les jours ayant suivi les jours,
Dans la maison, déjà si vieille avec autour
Son parc mystérieux qui verdit tour à tour
Ses étés et s'effeuille en ses automne d'or,
Toutes vous passerez le long des corridors
Les nuits que le vent crie aux portes comme un loup,
Esprits clairs revenus en rang on ne sait d'où
Pour, sans contours ainsi que la brume des soirs,
Grimacer vos beautés au profond des miroirs ?…