Skip to content
1902

PAR CES NUITS…

Lucie DELARUE-MARDRUS

Par ces nuits de damnable, impossible désir Qui tourmentaient mes sens et creusaient mes vertèbres, Pourquoi m'as-tu permis l'ironique plaisir De me rouler sur toi longtemps dans les ténèbres ?

Ainsi, devant l'abîme ouvert de ton amour, J'ai sangloté l'horreur de n'être qu'une femme, Et j'ai vu ta blancheur renaître au petit jour Sans t'avoir possédée entière et jusqu'à l'âme…

— Ah ! quitter au matin ton corps d'ambre et de lait Plus flexible qu'un fauve heureux qui se recouche, Emportant la douleur du baiser incomplet Et toute la saveur de l'amour dans ma bouche !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
PAR CES NUITS… · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove