O mon dieu que je veux appeler de ce nom
Faute de rien connaître,
Pourquoi donc m'avez-vous fait naître
Avec ce cœur qui dit à l'existence : Non !
Ne se pourra-t-il pas enfin que je consente
A vivre comme on vit,
A jouir de ce qui ravit
Le monde, à n'être plus cette éternelle absente ?
Si vanité, fortune, haines, ambitions,
Ces joujoux de la terre,
Laissent mon cœur sans passions,
Pourquoi crier ce cri qui ne veut pas se taire ?
O nature, pourtant, ô musique ! Mes yeux
Pleurent de poésie.
Toi que j'aime avec frénésie,
Inconnu, Inconnu, dis-moi ce que je veux !