Skip to content
1951

Nuits

Lucie DELARUE-MARDRUS

J'aime, en quelque lieu que ce soit, L'heure où l'existence, pour moi, Redevient nocturne et muette. L'heure sans lois et sans humains,

Sans hiers et sans lendemains, Où je ne suis plus que poète. La seule heure d'esprit total, Celle où, jusqu'oublier mon mal,

Je sens se fermer toute plaie, Car je ne fus moi-même, vraie, Car je ne fus ce que suis, — Passionnément — que les nuits,

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Nuits · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove