C'est à toi, noire mort des matérialistes
Que vont mes souhaits de ce soir.
C'est toi que je voudrais pour fermer mes yeux tristes,
Faire cesser mon désespoir.
Si je savais qu'au creux de lai fosse profonde
Il n'est plus rien que du néant,
Si la lourde descente au fond du trou béant
Était pour moi la fin du monde,
Peut-être cette foi qui vaut l'autre, après tout,
Me redonnerait-elle envie
De copier autrui, de vivre cette vie
Telle qu'elle est, et jusqu'au bout.
Mais ceci ni cela pour moi ne sont croyance.
Je ne sais pas ce qu'on me veut.
Être une athée ! Ou bien avoir l'outrecuidance,
Comme d'autres, de croire en Dieu !
On n'aura jamais su, personne ni moi-même,
Pourquoi ce courage que j'ai,
Pourquoi je vis, pourquoi ma bataille suprême,
Ayant ce cœur découragé.