Skip to content
1902

NOCTURNE

Lucie DELARUE-MARDRUS

Amante des beaux soirs en musique, venez Être, dans l'ombre, l'ombre inquiète qui traîne, Sur les touches, des doigts aux chatons soupçonnés, Longue de robe, et, telle, un souvenir de reine.

Les miroirs contiendront votre double, le soir Tombant d'une fenêtre ouverte encore claire, Et ce recoin meublé, lourdement angulaire, Où votre doigté calme ébauche un désespoir.

O ! vous seule avec vous dans les glaces, fantôme Répétant un contour qui va s'évanouir, Vous seule avec votre âme et nul pour vous ouïr Les yeux fermés, ainsi qu'on respire un arôme !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
NOCTURNE · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove