Du fond de notre cœur accablé de beauté,
Nos admirations sourdes et solitaires
Montent dévotement leurs muettes prières
Vers nous ne savons pas quelle immortalité.
Et c'est trop de grandeur pour notre infim ité
Lorsque les couchants fous qui saignent sur les villes
Ou sur l'ampleur des mers ou les monts immobiles
Ou la forêt tragique ou les blés inclinés
Nous tordent malgré nous nos bras passionnés…
Ah ! le mal de frémir jusqu'aux dernières fibres !
Ouvrir les yeux trop grands sur les choses qui sont !
Défaillir et qu'en soi croulent des équilibres
Parce qu'un beau jour meurt à même un ciel profond !