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1901

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Lucie DELARUE-MARDRUS

Du fond de notre cœur accablé de beauté, Nos admirations sourdes et solitaires Montent dévotement leurs muettes prières Vers nous ne savons pas quelle immortalité.

Et c'est trop de grandeur pour notre infim ité Lorsque les couchants fous qui saignent sur les villes Ou sur l'ampleur des mers ou les monts immobiles Ou la forêt tragique ou les blés inclinés

Nous tordent malgré nous nos bras passionnés… Ah ! le mal de frémir jusqu'aux dernières fibres ! Ouvrir les yeux trop grands sur les choses qui sont ! Défaillir et qu'en soi croulent des équilibres

Parce qu'un beau jour meurt à même un ciel profond !

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