Les beaux jours qui se meurent si tard
Dans les couchants mélancoliques,
Ah ! ces après-midi bucoliques
Où nous traînons notre regard
Et notre pas et notre geste
Et notre contenance et le reste,
La marionnette et tout son fard !
Les beaux jours qui se meurent si tard,
Ces beaux jours d'été, toute leur joie
Est pour les purs et simples cœurs,
Pour les croyances et les vigueurs ;
Mais pas pour nous que l'angoisse noie !
… Et parce qu'en nous rien n'est pareil
A cette fête du beau soleil,
La fleur si triste de nos névroses
N'épousera jamais la chair fraîche des roses.