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1901

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Lucie DELARUE-MARDRUS

Les beaux jours qui se meurent si tard Dans les couchants mélancoliques, Ah ! ces après-midi bucoliques Où nous traînons notre regard

Et notre pas et notre geste Et notre contenance et le reste, La marionnette et tout son fard ! Les beaux jours qui se meurent si tard,

Ces beaux jours d'été, toute leur joie Est pour les purs et simples cœurs, Pour les croyances et les vigueurs ; Mais pas pour nous que l'angoisse noie !

… Et parce qu'en nous rien n'est pareil A cette fête du beau soleil, La fleur si triste de nos névroses N'épousera jamais la chair fraîche des roses.

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