L'enfance gardera le secret de ses songes,
Son petit cœur profond qui ne s'explique pas ;
L'e,fa,ce ne sait point les mots et leurs mensonges,
Elle sent, elle écoute, et regarde tout bas.
Quand les yeux puérils éteignent leur lumière
Sous le voile rusé des cils adolescents,
L'enfance morte emporte au passé funéraire
Son trésor ignoré dans ses doigts innocents.
Mais l'adulte rancœur de la vie hypocrite
Se souvient en pleurant de ces rêves partis
Comme font, sanglotant leur douleur émérite,
Les mères qui s'en vont aux tombeaux des petits…