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1901

MYSTÉRIEUSEMENT

Lucie DELARUE-MARDRUS

La lenteur de tes pas que suivent les étoffes, Au sol jonché ramasse une à une des fleurs Et l'épode te montre au bout des antistrophes Droite et debout, drapant ta souplesse aux ampleurs

De ta robe en qui meurt toute une gamme bleue Fraîche de tant de fleurs dans les plis de sa queue. Et les mille parfums doucement en allés De ces calices, vont à ta gorge plénière,

Vont à la nudité de tes bras étalés S'unir à la senteur de ta chair printanière ; Et le désir humain qui rôde tout autour De toi son rêve fou d'enlacement farouche

Confie à chaque fleur le baiser d'une bouche Et dans chaque parfum met un aveu d'amour.

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