Skip to content
1951

Musique

Lucie DELARUE-MARDRUS

La musique a frôlé mon âme de ce soir Et je suis devenue ivre et obéissante. Faut-il que, jusqu'au fond de l'être, je la sente Et ne comprenne pas ce qu'elle peut vouloir ?

N'auras-tu pas pitié ? Nous nous sentons si lasse D'être le violon de ton archet nerveux. O Musique, torture et douceur, grâce !… grâce !… Qu'y a-t-il donc en toi qui prend comme des yeux ?

Ah viens ! tords-nous les mains, musique, spasme chaste, Tu fais lever en nous, à travers des sanglots, Toute une âme de fond passionnée et vaste Comme le vent, comme le ciel, comme les flots.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Musique · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove