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1951

Morts

Lucie DELARUE-MARDRUS

Quelquefois ma pensée involontaire sombre Et s'en va rechercher dans l'oubli, tout là-bas, Mon enfance éblouie et ma jeunesse sombre. — O temps ensevelis qui ne reviendront pas !

Tout est mort, aussi bien ces âges que moi-même, Et tout, à chaque instant, continue à mourir, Mort violente après les autres, mort suprême Dans un fleuve de sang qui ne veut pas tarir.

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Morts · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove