… Morte… La souffrance abattue.
Le calme en elle pour toujours.
Sur son lit elle va, deux jours,
Devenir sa propre statue
Longue idole, dévotions
Vers les mains de cire, la tête
D'ivoire ; murmure de fête
Et de félicitations
Quoi ?… Quelle épouvante physique ?
— Voici la mort, vite des fleurs !
Pour ce visage sans couleurs,
Cierges, bouquets, encens, musique !
Venez tous la voir ! C'est maman !
Très précieuse et bien coiffée
Elle sourit, car la mort-fée
L'a faite Belle au Bois Dormant
Pendant deux longs jours, autour d'elle
On est venu pour la fêter.
Elle était si coquette et belle,
Que j'en concevais vanité
J'oubliais comme elle était morte,
Avec quels yeux, toute l'horreur.
Je lui souriais… — Oh ! stupeur
Du cercueil debout à la porte !