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1908

MARINE DU MÂTIN

Lucie DELARUE-MARDRUS

Comme au long du pays d’enfance vert et roux Sur lequel déferlait le large dramatique, Je rôde ce matin, seule et comme chez nous. Vers les bords bienheureux delà mer exotique.

Je l'aime. Je voudrais lui confier mon cœur Pour qu’il y soit roulé comme une pierre ronde. Pour qu’il s’effeuille dans le flot comme la fleur Dont la cloche fragile orne ma sombre et blonde

Coiffure, et qui, jetée au glauque va-et-vient, Mêle son sucre au sel méditerranéen.

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MARINE DU MÂTIN · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove