Skip to content
1902

MALGRÉ…

Lucie DELARUE-MARDRUS

Malgré la pointe, au coin de ta bouche de femme, Du sourire mauvais d'un Lorenzaccio, Mes yeux, où vit la flamme obscure de mon âme, Feront baisser tes yeux troubles comme de l'eau.

— Je brûlerai ton rire et tes yeux ! Mes mains sûres Prendront ton cœur plein de passé comme d'un mal, Et je regonflerai toute la flétrissure Sous mon souffle à jamais puissant et virginal.

Tu sentiras sur toi la force de mes poignes A travers la douceur des dix ongles dorés, Et, de tout mon amour qui maîtrise et qui soigne, Je te posséderai ! Je te posséderai !…

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
MALGRÉ… · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove