Quand je te vois, je sens qu'en moi tout est obscur,
Je ne me comprends pas moi-même.
Mais, que je t'aime,
Cela seul est sûr et bien sûr.
De tout mon être sombre et troublé je t'admire
Pour ton âme de vérité,
Pour la clarté
De tes yeux et de ton sourire.
Je vois en toi, petite et frêle, la rançon
Du monde renégat et lâche
Qui juge ou cache
Tout l'instinct et tous le frisson.
— A ton vice et ton égoïsme, mon estime !
Généreuse et folle qui es
Ce que tu es
Sans pose, sans honte et sans frime !
— Sois fantasque ! Ris méchamment dans tes cheveux !
Tu peux me faire tout et pire :
Mais tu ne peux
Empêcher que je t'aime, et t'estime et t'admire.