Les coquilles qui ont la courbure des vagues
Conservent les couleurs de l'aube et du couchant
dans leur intimité qui luit comme une bague,
Et la mer tout entière y a laissé son chant.
C'est pourquoi je prendrai dans mes mains l'une d'elles,
Et, remplissant ce soir cette coupe à la mer,
J'en ferai déborder le contenu amer
Sur le sable qui le boira, ‒ afin que celle
Qui habite le flot méditerranéen,
La sirène d'ici, connaisse mon dessein
D'honorer grandement sa splendeur inconnue
Et veuille m'accorder aussi la bienvenue…