Quand Minuit lentement tocsine,
les hiboux, ouvrant leurs yeux ronds,
S'élancent du sein des vieux troncs
Vers la lune qui les fascine.
Avec leur sanglot qui lancine
Ils nous rendraient presque poltrons,
Quand Minuit lentement tocsine
Les hiboux ouvrant leurs yeux ronds !
Mais aux heures où se dessine
Un rêve de mort sous les fronts,
Qu'on aime entendre aux environs
ce cri d'enfant qu'on assassine,
Quand Minuit lentement tocsine !