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1951

Les Cygnes sauvages

Lucie DELARUE-MARDRUS

J'ai, tandis que passaient ces beaux cygnes sauvages, Regardé dans mon cœur, et je n'y ai vu rien — Rien que du déjà vu, soit en mal, soit en bien, Rien pour accompagner ce vol dans les nuages.

Ennuyeux cœur toujours vivant, toujours mourant, Maison sans air, adieu ! Je ferme à clé la porte ! Cygnes blancs, revenez sur la ville en cohorte, Sur la ville, traînant vos pattes et criant !

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