Skip to content
1929

Le Vent

Lucie DELARUE-MARDRUS

Dans le jardin, le vent nous pousse, Et pourtant on ne le voit pas. Nous avons beau lui crier : « Pouce ! » Rien n'arrête son branle-bas.

Quand nous courons sur les pelouses, Il court encor plus fort que nous. Tantôt il colle à nos genoux, Tantôt il nous gonfle nos blouses.

Aussi brusque que les garçons, Il tire les robes des filles. Il nous roule comme des billes, Il a de mauvaises façons.

Pourtant quelle amusante chose De sauter à travers le vent ! On a la figure plus rose Et tous ses cheveux par devant.

On est comme l'herbe et la branche, Tout malmené, tout secoué. On n'a pas besoin de jouer. ‒ Oh ! Qu'il fasse du vent dimanche !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Le Vent · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove