Les morts passés, les morts futurs,
C'est bien tout comme.
Le plus solide de l'homme :
Ses os, car ils sont durs
Nous disons nos morts, nos mortes…
En vérité
Croyons-nous que nos cohortes
Vont vivre une éternité ?
Demain nous serons semblables
A ces défunts.
Pourquoi vivre ? Épouvantables,
Attendent les cercueils bruns.
Cela valait-il la peine
De commencer ?
Tant d'amour et tant de haine
Sont tout de suite au passé.
Quand la mort va me contraindre
Dans l'infini,
Je lui crierai sans la craindre :
— Pardon ! Je n'ai pas fini !