Le néant, je voudrais y croire
Pour simplifier mon tourment,
L'attendre comme une nuit noire
Où dormir éternellement.
Cependant, si la certitude
Qu'il est la finale et lé but
N'ouvrait plus aucune altitude
Au delà de tout ce qui fut,
Si l'on m'affirmait : « Nul mystère
Ne t'attend lorsque tu mourras,
Quand on aura croisé tes bras
Il n'y aura que de la terre »,
Alors espoir, courage, effort,
Tout m'abandonnerait ensemble
Car je serais celle qui tremble
A ces mots : « Condamnée à mort ! »