Nous partirons tous deux vers la vieille maison
A qui le passé fit une âme ; où nous accueille
Le jardin dévoré d'automne feuille à feuille,
En lequel, tristement, s'envole la saison.
Car de tous tes gazons restés aromatiques,
De tous tes arbres fous, jardin ! tu nous attends,
Ainsi que toi, maison tranquille du vieux temps,
De tous tes petits coins et recoins illogiques,
Afin que nous hantions ces pénates à deux,
Que, double, pour longtemps notre ombre s'y étende
Et pour qu'y chante aussi sa joie et s'y entende
Le pigeon qui roucoule en nos cous amoureux.