Skip to content
1902

JOURS CHAUDS

Lucie DELARUE-MARDRUS

Nous aimons que l'allée étroite offre à nos doigts Les lierres vernissés et tendres de ce mois, L'herbe innocente, les fragiles pâquerettes, La ronce embarrassante aux mauvaises arêtes ;

Que l'ombre ample et palmée abatte sur le sol Les marronniers au faîte inaccessible et mol ; Que plein d'oiseaux hardis, de bourdons en tumulte, Le jardin encombré de branches soit inculte ;

Que le temps soit si lourd d'orage et de chaleur Qu'en restant immobile on s'y sente en sueur, Et, qu'ayant desséché leurs flores paysannes, les arbres aient l'odeur défunte des tisanes.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
JOURS CHAUDS · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove