Oublie alors l'instinct dont ton âme est la proie ;
Brise la force en toi qui s'en va vers l'aimant ;
Et que l'extérieur des choses seulement
Suffise désormais à te donner la joie.
Sois heureux du couchant splendide qui flamboie
Sans vouloir marier ton âme au firmament ;
Tâche d'aimer le beau sans être son amant,
Sans te laisser troubler des charmes qu'il déploie.
Donne tout ton effort pour prendre ce parti ;
Renonce à ce projet qui n'a point abouti
De trouver un asile où ton âme s'isole ;
Renonce à t'obstiner dans ton rêve ; sinon,
Après quelques essais, tends à la camisole
Tes deux poings impuissants, et meurs au cabanon !