Vieillesse vacillante et triste ou fin hâtive,
L'une d'elles doit donc m'atteindre sûrement,
Et je me sens le cœur pris d'épouvantement
A songer qu'il faudra que je meure ou je vive.
Fantômes dont chacun à mon côté se rive,
Ces deux destins me font horreur également,
Tous deux étant l'atroce et lent dépouillement
Qui nous prend morts ou bien à même la chair vive.
N'existe-t-il aucun Refuge où s'échapper ?
Nulle épaule où pleurer ? nulle porte où frapper
Quand le cœur est tordu par la détresse noire ?
… Être et ne pas savoir ce qu'on est ; ni pourquoi
L'angoisse d'exister quand le suprême effroi,
Le Peut-être, est au bout du chemin… Croire, oh croire !…