Ton âme cherchera l'issue où s'en aller,
Alors, et, prise encor dans le chaos des choses,
Avide de monter vers des apothéoses,
Ses ailes s'ouvriront larges pour y voler ;
Et tu croiras, ainsi qu'un souffle, t'exaler
Et, comme un aigle plane au fond des couchants roses,
Tu croiras t'élever jusques aux portes closes
De l'Au-delà pour toi prêt à se desceller.
Mais tu redescendras de tes grands crépuscules ;
Mais tu renonceras aux luttes ridicules
De ton infimité contre l'éternité.
Haïssant encor plus ton humaine atmosphère,
Haïssant l'Infini pour t'y être heurté,
Tu resteras béant à ne savoir que faire.