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1932

II

Lucie DELARUE-MARDRUS

A côté de ma pendulette, Cette tête de vieux squelette Me regarde avec ses deux trous. Le fin cadran jamais ne sonne,

Le crâne ne parle à personne, Je me tais : Silence pour tous. Chacun pourtant fait son ouvrage, Le crâne brille, lisse et sage,

L'aiguille grignote le temps, Et moi, longuement, je médite Sur l'aiguille qui va si vite, Le crâne qui vit si longtemps,

Et me dis que la pendulette Me mène sans bruit au squelette Objet de tristesse et d'effroi, Et qu'une fois quitté ce monde

Cette macabre chose ronde Durera plus longtemps que moi.

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