A côté de ma pendulette,
Cette tête de vieux squelette
Me regarde avec ses deux trous.
Le fin cadran jamais ne sonne,
Le crâne ne parle à personne,
Je me tais : Silence pour tous.
Chacun pourtant fait son ouvrage,
Le crâne brille, lisse et sage,
L'aiguille grignote le temps,
Et moi, longuement, je médite
Sur l'aiguille qui va si vite,
Le crâne qui vit si longtemps,
Et me dis que la pendulette
Me mène sans bruit au squelette
Objet de tristesse et d'effroi,
Et qu'une fois quitté ce monde
Cette macabre chose ronde
Durera plus longtemps que moi.