Je connais l'angoisse de voir
Sa taille se cambrer dans mes mains insensées,
Ses yeux bleus qui tournent au noir,
Son sourire vaincu, ses narines pincées,
— Et de vouloir l'étreindre et de ne pas pouvoir.
Je mourrai de son corps qui se donne et qui ploie ;
Je mourrai de sa profondeur
Étroite et douce ainsi qu'une amphore de joie,
Et que je ne puis pas blesser comme une proie
Sous mon baiser dominateur.
— Sur ton funèbre lit d'ivresse et de douleur,
A jamais dévouée à ton spasme terrible,
Je mourrai de ton mal, Impossible, Impossible !…
Avec tous les sanglots de Sapho dans le cœur !