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1902

GENTILLESSE

Lucie DELARUE-MARDRUS

Je veux tous mes coussins et que ma main te flatte, Toi qui te couches contre moi comme une chatte. Mes yeux font sur ma joue une ombre délicate : Les baisserais-je avec des rires puérils

Pour te rendre amoureuse un instant de mes cils ? — Viens ! ce sera si bon, au jour tombant, sans lampe, D'oublier un moment, la bouche sur ta tempe, Ton regard où ton âme a mis sa forte trempe,

De murmurer dans tes cheveux tout doucement, Et de n'être plus rien que ton petit amant !…

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