Je veux tous mes coussins et que ma main te flatte,
Toi qui te couches contre moi comme une chatte.
Mes yeux font sur ma joue une ombre délicate :
Les baisserais-je avec des rires puérils
Pour te rendre amoureuse un instant de mes cils ?
— Viens ! ce sera si bon, au jour tombant, sans lampe,
D'oublier un moment, la bouche sur ta tempe,
Ton regard où ton âme a mis sa forte trempe,
De murmurer dans tes cheveux tout doucement,
Et de n'être plus rien que ton petit amant !…