Au cœur de l'ombre végétale
Que l'été glorieux étale,
Le chat, avec componction,
Accompagne au jardin ma délectation.
Ses yeux baignent sa sombre moire
De leurs deux lueurs en éveil ;
Il marche comme une nuit noire
Qui se promène en plein soleil.
Et si, las de l'ombre qui tremble
Et de contourner les chemins,
Le jeu de pattes et des mains
Nous couche parmi l'herbe et nous y roule ensemble,
Je plonge, largement ouverts,
Avec des poses fraternelles,
Les secrets noirs de mes prunelles
Dans l'énigme de ses yeux verts.