Avoir tant rêvé, bourlingué,
Pleuré dans l'ombre,
Avoir été si souvent sombre
Et si peu gai,
Avoir souffert de l'hérésie
Chez les humains
Qui détruisent à pleine mains
La poésie,
Avoir crié de si grands cris
Vers l'invisible
Et désiré d'un cœur épris
Tout l'impossible,
S'être donné tant, tant de mal
Pour soi, les autres,
Avoir tant cherché les apôtres
De l'idéal
Pour finir par rester bien sage
Et hors du jeu,
Pour n'être plus au vent qu'un peu
De jardinage…