La Ville noire mêle à l'été son haleine,
Et les feuilles, dans l'air surchargé de poisons,
Tombent déjà, lourdes d'horreur, sur les gazons
Et meurent, on dirait, de la souffrance humaine…
Surveille donc tes pas quand, lasse des chaleurs,
Ta paresse le long des jardins se promène ;
Parmi ces feuilles d'or n'étale pas ta traîne
Et crains pieusement de marcher sur des cœurs.