Je ne pleurerai plus ma peine
Car nul ne peut la consoler.
Elle est mystérieuse et vaine,
Et personne n'en a la clé.
C'est cette peine des poètes
Que connaissent certains d'entre eux,
Pour laquelle on n'est jamais deux,
Et qu'on aime comme des fêtes.
Je la garderai dans mon cœur
Avec ses encombrantes ailes
Comme, fatale, la couleur
Inchangeable de mes prunelles.