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1932

FATALITÉ

Lucie DELARUE-MARDRUS

Je ne pleurerai plus ma peine Car nul ne peut la consoler. Elle est mystérieuse et vaine, Et personne n'en a la clé.

C'est cette peine des poètes Que connaissent certains d'entre eux, Pour laquelle on n'est jamais deux, Et qu'on aime comme des fêtes.

Je la garderai dans mon cœur Avec ses encombrantes ailes Comme, fatale, la couleur Inchangeable de mes prunelles.

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