Skip to content
1932

ESPOIR

Lucie DELARUE-MARDRUS

Je n'ai jamais bien craint la mort Et la craints moins chaque an qui passe. Ce sera la fin de l'effort, Le vaste repos sur ma face.

Pourtant j'aurai quelque regret, Non des sentiments de ce monde, Mais de la nature où courait, Ivre au vent, mon âme féconde.

C'est pourquoi je garde l'espoir De goûter toujours son mystère, Puisqu'en silence, dans le noir, Je redeviendrai de la terre.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
ESPOIR · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove