Je n'ai jamais bien craint la mort
Et la craints moins chaque an qui passe.
Ce sera la fin de l'effort,
Le vaste repos sur ma face.
Pourtant j'aurai quelque regret,
Non des sentiments de ce monde,
Mais de la nature où courait,
Ivre au vent, mon âme féconde.
C'est pourquoi je garde l'espoir
De goûter toujours son mystère,
Puisqu'en silence, dans le noir,
Je redeviendrai de la terre.