Skip to content
1902

EN SECRET

Lucie DELARUE-MARDRUS

Ton baiser, sa douceur terrible, tout l'émoi De ton corps qui fuit et qui cède Si profondément me possède Qu'en te quittant, je sens ta forme vivre en moi.

C'est elle qui se berce à mes étroites hanches, Qui gonfle mon torse ambigu, Qui luit à mon orteil aigu, Arrondit mes genoux et creuse mes mains blanches.

Et j'aime porter à mon front rougissant L'inquiétude et l'insolence De me souvenir en silence Sans qu'on puisse savoir que je t'ai dans le sang.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
EN SECRET · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove