Que longue sous ses fleurs la route à parcourir
Entre l'enfance et la jeunesse !
Que de temps, elle met, cette enfance, à mourir
Avant qu'un nouvel être naisse !
Longue aussi la jeunesse et tout ce qui la suit
De maturité séduisante.
Il semble que jamais ne descendra la nuit,
Tant la clarté reste présente.
Mais, dès que la vieillesse a fait son signe affreux,
Et si loin qu'elle semble encore,
Cette distance-là voici qu'on la dévore
En quelques pas vertigineux.
Nature ! Dieu ! Qui que tu sois, Toute-Puissance
Responsable de notre sort,
Fais qu'elle soit plus courte encore, la distance
Entre ma vieillesse et ma mort !