Le jardin où la terre est morte,
Sur la rougeur vive des soirs
Pour moi seule accuse l'eau-forte
De ses légers branchages noirs ;
Cadre de mon âme profonde
Qui s'apprête à boire la nuit,
A l'heure où la lune, sans bruit,
Au prochain arbre, et toute ronde,
Revient se pendre comme un fruit …