Puisque voici les ors de l'arrière-saison,
Que les fenêtres soient ouvertes, et les portes,
Afin qu'avec le vent les chères feuilles mortes
Puissent entrer dans la maison
Laissez venir à moi l'automne bienvenue.
Elle est douce à mon front pensivement penché.
Les feuilles tourneront sans bruit sur le plancher
Comme elles font dans l'avenue.
Je songe. Je me dis : « A cette heure où mon nom
Est, plus que je ne veux, prononcé sur la terre,
S'ils savaient à quel point mon âme est solitaire,
Ceux qui me portent haine ou non !
« S'ils savaient quel silence au fond de ce tapage,
Combien mon rêve est loin de tout ce bruit qui ment,
Et combien, seul avec l'automne, je suis sage
Et souris ironiquement… »