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1932

CRANE

Lucie DELARUE-MARDRUS

La mort m'arrachera les yeux Comme à ce crâne sec et creux, De mes deux narines avides Ne laissera que ces trous vides.

Ma peau qui sent si finement Ne sera que cet ossement. Sans langue, n'ayant plus d'oreilles, Seules mes dents seront pareilles.

Des cinq sens qui forment mon bien, Il ne me restera plus rien. Néant, néant, je te contemple : Qui donc a prié dans le temple ?

Voilà ce que laissent les vers De ce qui fut tout l'univers.

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CRANE · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove