La mort m'arrachera les yeux
Comme à ce crâne sec et creux,
De mes deux narines avides
Ne laissera que ces trous vides.
Ma peau qui sent si finement
Ne sera que cet ossement.
Sans langue, n'ayant plus d'oreilles,
Seules mes dents seront pareilles.
Des cinq sens qui forment mon bien,
Il ne me restera plus rien.
Néant, néant, je te contemple :
Qui donc a prié dans le temple ?
Voilà ce que laissent les vers
De ce qui fut tout l'univers.