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1908

COQUELICOTS

Lucie DELARUE-MARDRUS

Seule, je parcourais la colline punique Et féroce, où guettaient encore des échos. M’épouvantant de voir, le long des champs tragiques. Ces mares de coquelicots.

De si vastes, profonds, écarlates espaces. Nul n’en a jamais vu. Par places. C’était, dans l’herbe haute où je me promenais. Comme si, largement, les ruines saignaient…

— Serait-ce que la Souvenance A travers cette terre où plus rien n’est vivant. Incita le hasard vagabond et le vent A ces semailles-ci qui demandent vengeance ?

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