Je me sens parfois si sauvage
Sur mon cheval
Que la rencontre d'un visage
Me fait du mal.
Seule le long des routes vides,
L'esprit béant,
J'ouvre tout grands mes yeux avides
Sur le néant.
Le vent du galop qui m'emporte
Aux lointains bleus
Tord la crinière et mes cheveux
De même sorte.
O monde mourant d'anémie,
Fuis mon chemin !
Laisse-moi ! Je suis l'ennemie
Du genre humain.