Notre-Dame du mois cinquième
Que j'aime,
Ton règne de trente et un jours
Est terminé — pas pour toujours !
Nous reprendrons, je le souhaite,
Ta fête,
Quand l'été, l'automne et l'hiver
Auront suivi ton beau mois vert.
J'ai droit à quelque récompense,
Je pense,
Pour les soins que je t'ai donnés,
Bouquets, hélas ! Déjà fanés.
Veuille donc, si je le mérite,
Petite,
Si petite madone à moi
En laquelle j'ai grande foi,
T'arranger dans le ciel, en sorte
Que morte
Ni maladive je ne sois
Quand on re-fêtera ton mois.