Le ciel mouvementé s'échevèle et s'enfuit
Sur le coin d'une lune amoindrie et sournoise ;
Les arbres dans le vent semblent se chercher noise :
Je cours. Ma bouche boit et mange de la nuit.
Un marronnier retient ce ciel fou qu'il écorche
De tous ses bras crochus et ruisselants d'hiver :
Il fait clair ! Il fait noir ! Il fait noir ! Il fait clair !
Mon âme dans la nuit brûle comme une torche…